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« Un joyau de pierres dans un écrin de vignes ». La cité médiévale de Saint-Émilion, classée en 1999 au Patrimoine Mondial de L’UNESCO, où monuments (religieux, militaires ou civils), grottes souterraines, places, ruelles et vignobles sont en harmonie, conserve tout son charme et étonne par sa tradition troglodyte et ses vestiges de la grande époque romane.

vitrail salle des dominicains saint-émilion La cité qui est remplie des souvenirs de l’histoire religieuse, guerrière et politique, se doit d’une visite incontournable. Une balade inoubliable qui, selon ses envies, peut passer par le Couvent des Cordeliers pour y déguster le « Crémant de Bordeaux » (vin façon champagne), l’église monolithe unique en Europe, la place du Marché pour y savourer quelques macarons, la visite du musée de la poterie, la Tour du Roy, et bien d’autres curiosités à découvrir... Les bons marcheurs peuvent également faire le tour des remparts ou prendre les chemins de ronde et découvrir le magnifique panorama de la campagne environnante.

Un plaisir pour les yeux et les papilles, sans oublier la richesse en châteaux et monuments des 7 autres communes de la Juridiction de Saint-Émilion : Saint-Christophe des Bardes, Saint-Laurent des Combes, Saint-Hippolyte, Saint-Etienne de Lisse, Saint-Pey d’Armens, Vignonet et Saint-Sulpice de Faleyrens.
Édifices religieux

1 - L’Église Monolithe

l’église monolithe à saint-émilion Entièrement creusée dans le rocher calcaire, l’Église Monolithe est, par ses dimensions, la plus vaste d’Europe. Plus de 15 000 mètres cubes de roche ont été extraits pour creuser cette église composée d’une nef (20 mètres de hauteur) et deux collatéraux de dimensions presque égales. Les six travées sont constituées de forts piliers carrés ornés de bandeaux.
Un puit circulaire percé dans la voûte, permet le passage des cordes du clocher situé au dessus, sur la Place des Créneaux, et qui culmine à 133 mètres au dessus de la Place du Marché. La façade donnant sur la place du marché correspond au choeur dont l’éclairage est assuré par trois baies du XVIe siècle. Les bas reliefs permettent de dater la construction entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle.

2 - Ermitage, catacombes, Chapelle de la Trinité

L’Ermitage, le plus ancien monument de la cité, creusé dans la roche calcaire à partir d’une grotte naturelle, est un caveau en forme de croix où vivait en ermite le moine Émilion jusqu’à la fin du VIIIe siècle. La source qui incita l’ermite à demeurer en cet endroit, et qui aurait des pouvoirs miraculeux, alimente une fontaine publique située plus bas dans la cité.
De la Chapelle de la Trinité, magnifique témoignage d’architecture datant du XIIe siècle, entre style roman et style gothique, il ne reste que l’abside et le début de la nef. Cette nef a été reconstruite au XVe siècle.
Les catacombes, également creusées dans la roche calcaire, faisaient office de chapelle funéraire et de cimetière. Loges funéraires et sarcophages en pierre en font un impressionnant édifice où réside peut-être les reliques du moine Émilion.

3 - Le Clocher de l’Église Monolithe

clocher de l’église monolithe à saint-émilion La construction du clocher de l’Église Monolithe a débutée au XIIe siècle. Les deuxième et troisième étages ont été terminés au XIIIe siècle. La flèche et l’escalier ont été posés à la fin du Moyen Age (XVe siècle). Le clocher a été ensuite renforcé au XVIIe siècle.
Le sommet de la flèche culmine à 70 mètres au dessus de la Place des Créneaux, ce qui en fait le clocher le plus élevé de la Gironde après celui de Saint-Michel à Bordeaux. Depuis la galerie extérieure, point le plus haut de la cité, le visiteur découvre un panorama exceptionnel sur la cité et les vignes environnantes.
Les décors de la flèche, de styles gothiques flamboyants, et ses huit arcs-boutants, font que le clocher de Saint-Émilion est particulièrement reconnaissable.

4 - Le Doyenné et le Cloître de L’Eglise de la Collégiale

cloître de l’église collégiale La construction initiale du Doyenné date de l’époque romane, par la suite l’édifice a été remanié pendant le XVe et le XVIe siècle. En 1790, le doyenné consistait en un corps de logis composé de plusieurs appartements, un chai à bois, une cave et une cour. Le Doyenné avait également d’autres dépendances, des écuries, une remise, une cour et un jardin. Pratiquement tous les bâtiments ont disparu, à l’exception de la maison du doyen dans lequel est installé aujourd’hui l’Office de Tourisme.
Le cloître de l’Église Collégiale est accessible par le Doyenné (emplacement de l’Office de Tourisme). Une porte ouverte dans la première travée de la nef de l’Église de la Collégiale y donnait également accès. Du premier cloître, construit à l’époque romane, ne subsistent aujourd’hui que les murs de l’est et du sud, le reste a été reconstruit à l’époque gothique.

5 - L’église de la Collégiale

L’origine de l’église de la Collégiale remonte au XIe siècle lorsqu’un collège de chanoines a été institué. Cette gigantesque église de style roman dont la construction a commencée dans le milieu du XIIe siècle est parmi l’une des plus imposantes de la Gironde.
Le cœur qui date du XVe siècle abrite un orgue du XIXe siècle. A voir dans l’église, la statue de Saint-Valéry, saint local et protecteur des vignerons, dont les vêtements et la serpe sont la tenue des viticulteurs de cette époque. Cette statue, en bois polychrome du XVIe siècle, est un véritable document ethnographique grâce à la précision des traits du visage et les détails rendus.
A côté de l’église, l’immeuble qui abrite aujourd’hui la Maison du Vin est l’ancien logis de l’abbé. L’édifice actuel qui faisait partie des bâtiments conventuels date du XIIIe siècle.

6 - La chapelle du chapitre

Cette chapelle, aujourd’hui propriété de la Société Historique et Archéologique de Saint-Emilion, date du XIIIe et du XVe siècle.
La chapelle était jadis une dépendance de l’église de la Collégiale et faisait partie des bâtiments conventuels.

7 - Les grandes murailles

les grandes murailles à saint-émilion Ces « grandes murailles » formaient le mur nord du premier couvent des Dominicains bâti au XIVe siècle. Ce couvent, dont on peut imaginer les dimensions impressionnantes d’après les vestiges, comprenait église, cloître, salle capitulaire, clocher.
L’édifice a été détruit au début de la guerre de Cent Ans, probablement pour « empêcher les ennemis du roi de s’y abriter ».

8 - Le Couvent des Dominicains

Le deuxième Couvent des Dominicains, aujourd’hui propriété du syndicat viticole, date du XVe siècle.
Sur un vaste emplacement (environ 5ha) se trouvaient une église, deux sacristies, un jardin, un grand corps de logis et deux puits. De cet édifice il ne reste qu’une partie de la chapelle fortement remaniée, le clocher carré endommagé, et le portail principal de la chapelle qui a été restauré.

9 - Le Couvent des Cordeliers et son Cloître

Edifié à partir de la fin du XIVe siècle, l’ensemble se composait d’une chapelle, un cloître, un jardin, une cour, un chai, un cuvier, une cave, et un corps de logis.
De ce monastère des Frères Mineurs ou Franciscains Cordeliers, il subsiste encore la chapelle et le cloître dont une partie des galeries est encore complète. Le cloître des Cordeliers avec ses élégantes colonnettes est une des merveilles de Saint-Émilion, un endroit qui invite à prendre son temps pour y déguster le fameux crémant de Bordeaux avec le plaisir des yeux.

10 - Le Couvent des Ursulines

Le couvent a été construit en 1630 par l’Ordre des Ursulines, dont le but principal était la distribution gratuite de l’enseignement aux filles des classes pauvres. Un inventaire du XVIIIe siècle indique l’état des lieux : une église, deux sacristies, un corps de logis sur lequel s’appuyait le cloître, plusieurs autres bâtiments, et le pensionnat composé d’appartements, de chai à bois et à paille, ainsi que des abris à cochons, un puits, jardin et une cour.
Successivement gendarmerie, puis propriété viticole dont les derniers pieds de vigne ont disparu il y a quelques années seulement, le bâtiment est aujourd’hui délaissé par ses actuels propriétaires et devient une triste ruine.
A l’évocation du nom de Saint-Émilion, beaucoup pensent au vin, mais certains pensent aux macarons. C’est en effet une spécialité gourmande de la cité dont la recette aurait été créée par les Ursulines.
Édifices militaires

1 - La Tour du Roy

Tour du Roy à Saint-Emilion Ce donjon de style roman, également appelé « Castel Daou Rey », faisait partie d’une ancienne forteresse construite au XIIIe siècle à la demande du roi Henri III d’Angleterre.
Haut de 32 mètres, le donjon repose sur un massif rocheux isolé et creusé de grottes et de carrières. Le donjon de la citadelle qui servait de défense jusqu’au XVIe siècle puis hôtel de ville jusqu’en 1720, est aujourd’hui utilisé par la Jurade de Saint-Émilion pour la proclamation du « Jugement du Vin Nouveau » (lors de l’apparition des fleurs de vigne au printemps) et du « Ban des vendanges » (le début des vendanges).

2 - Le palais Cardinal

De cette ancienne demeure de Gaillard de Lamothe (neveu du Pape soldat Clément V), premier Doyen de l’église collégiale de St-Emilion et nommé Cardinal de Sainte-Luce en 1316, il ne reste que la partie intégrée dans le mur d’enceinte.
De style roman l’édifice, dont la construction est située au moment de l’édification des remparts, est aujourd’hui transformé en hôtel.

- Les remparts et les six portes

les remparts de Saint-Emilion Construites au XIVe siècle, les murailles et les douves de fortification ont perdus leur aspect initial au cours des siècles. Des vestiges de murailles sont encore visibles à plusieurs endroits autour de la cité.
Les murailles étaient ouvertes par 6 portes qui communiquaient avec la campagne par des pont-levis : Porte Bourgeoise (3) au nord, Porte Brunet (4) à l’est, Portes Bouqueyre (6) et Sainte-Marie (7) au sud, Portes Saint-Martin (8) et des Chanoines (9) à l’ouest. Seule la Porte Brunet (4) subsiste aujourd’hui, les douves ont été généralement transformées en jardin.

3 - La Porte Bourgeoise

Située à proximité du Palais Cardinal, cette porte était l’accès principal, « le guichet », pour rentrer la cité.
La Porte fut démolie au XIXe siècle pour raison d’urbanisme.

4 - La Porte Brunet (dite Porte de la Brèche)

Cette porte, la seule qui a résisté au cours des siècles, fut en partie détruite par une explosion qui fit une «large brèche» lors d’une attaque de l’armée de Sully en 1850. C’est par cette porte que Guadet, Pétion, Barbaroux et les autres Girondins s’enfuirent dans la campagne lors de la révolution.
A quelques pas de la porte, un soldat guettait jour et nuit l’arrivée des ennemis dans la « Tour du Guetteur ».

5 - La Tour du Guetteur

Cette tour, où jadis veillait en permanence un homme d’armes, faisait partie intégrante des fortifications de la Porte Brunet.
Avec l’éperon de la Porte Bouqueyre, ce sont les derniers vestiges avancés des fortifications du Sud-est qui n’ont jamais eu de fossé pour les protéger.

6 - La Porte Bouqueyre et son Éperon

Poste d’observation où se tenait un homme d’armes, l’Éperon est le seul vestige de la Porte Bouqueyre qui a été détruite en 1750 sur ordre de l’Intendant Tourny.
Cette porte fut très souvent attaquée car elle était la plus faible des 6 portes. L’entrée qui subsiste sur l’Éperon reliait ce poste avancé à la Porte de la cité.

7 - La Porte Sainte-Marie

Quelques traces indiquent encore l’emplacement de cette porte qui rappelle le premier monastère de Saint-Émilion, Sainte-Marie de Fussignac, qui fut rasé par les Sarrazins.
A proximité de la Porte, le cimetière et les vestiges d’une modeste chapelle.

8 - La Porte Saint-Martin

Cette Porte protégeait la route qui menait à la paroisse de Saint-Martin de Mazerat (commune rattachée à Saint-Emilion en 1790) et au château de Condat, possession des ducs d’Aquitaine.
Quelques rares vestiges subsistent de la Porte qui a été détruite au XIXe siècle.

9 - La Porte des Chanoines (également appelée Porte du Chapitre)

Cette porte doit son nom à sa situation à proximité de la Collégiale ou résidaient les chanoines.
Édifices civils et Musée

1 - La Halle du marché et l’ancien Hôtel de Ville

Halle du marché à Saint-Emilion Une fière allure et beaucoup de charme pour cette halle couverte de grandes arches en plein cintre et encadrée de moulures gothiques. Autrefois, cette place couverte était le prolongement du marché dit « marché de la ville basse », qui se tenait sur la place face à l’église monolithe et était destinée au commerce du grain.
L’hôtel de ville qui était installé dans la Tour du Roy, a été transféré au cours du XVIIIe siècle à l’étage au dessus de la halle car le cadre était plus agréable et mieux située dans le centre de la cité, les Jurats pouvant ainsi surveiller le marché. Une légende locale raconte que la petite porte au fond fermée par une chaîne a fait usage de cachot municipal. En haut du bel escalier, la pièce à l’étage est aujourd’hui utilisée par un atelier d’artisanat que vous pouvez visiter.

2 - La Commanderie

Devant le couvent des Cordeliers, une maison porte le nom de « Commanderie ». Une tradition locale raconte que ce bâtiment, contemporain des fortifications, est attribué à une Commanderie de Templiers et que la garde de la ville devait être installée dans ce lieu. En partie remaniée au XVe siècle, c’est l’une des plus anciennes maisons de la cité.
Au sud, quelques parties romanes sont visibles avec une jolie échauguette en encorbellement ainsi qu’un chemin de ronde. Ces éléments d’architecture font penser que le bâtiment faisait partie d’une défense intérieure et qu’il y aurait eu un deuxième rempart avant la construction du Couvent des Cordeliers. Cependant, il n’existe pas de texte mentionnant l’existence de fortification à cet emplacement.

3 - La Porte de la Cadène

Porte de la Cadéne à Saint-Emilion Cette porte formant un arc en surplomb de la rue escarpée, devrait son nom à la chaîne (du latin cadena, chaîne) qui était placée le soir pour isoler la partie basse et la partie haute de la cité. Bien qu’il n’existe aucune certitude qu’une séparation existait bien pour séparer les deux parties de la cité. La Porte serait au moins du XVIIIe siècle.
Sur la gauche (en remontant la rue), la Porte s’appuie sur une maison du XIVe siècle avec des fenêtres à meneaux et colonnettes moulurées. Sur la droite, la Porte s’appuie sur une tour adossée à une maison romane restaurée au XIVe siècle puis au XIXe siècle.
A quelques pas, une maison pittoresque à pans de bois, bel exemple d’architecture du XVe siècle, mérite un arrêt pour détailler les torsades et sculptures.

4 - La maison gothique

Cette curieuse maison du XIVe siècle, parmi les plus anciennes construction et les mieux préservées de Saint-Émilion, doit son nom à son aspect extérieur, et notamment à ses fenêtres ogivales géminées caractéristiques de la période gothique.
Il faut prendre son temps pour admirer les détails de la façade : perron, fenêtres, arcades, fines colonnettes à chapiteaux sculptés... A l’angle de l’immeuble, le corbeau orné d’une tête humaine a peut-être donné son nom à l’impasse de la Groulette (corbeau se dit groulet en gascon).

5 - La maison Bouquey et la Grotte des Girondins

Cette belle maison bourgeoise du XVIIe siècle, était la demeure de Thérèse Bouquey, belle-sœur d’Élie Guadet, et a abrité les députés girondins en fuite au XVIIIe siècle.
A l’initiative de Guadet, les derniers chefs du parti des Girondins - Guadet, Louvet, Buzot, Pétion (maire de Paris), Valady, Barbaroux et Salles - se réfugient en septembre 1793 à Saint-Emilion, ville natale de Guadet.
Dans la cour, le « puits des Girondins » donne accès à une grotte souterraine où se cachaient les fugitifs en cas d’alerte. Dénoncés, probablement par l’époux ou la servante de leur hôtesse, les Girondins durent quitter précipitamment la grotte en juin 1794.

6 - La Salle Gothique

Située dans l’actuel jardin de la mairie, l’origine de cette salle n’est pas certaine. Toutefois, une statue de la vierge sur le toit laisse penser à un passé religieux pour cette petite salle pleine de charme.
La salle Gothique est aujourd’hui utilisée pour de nombreuses expositions tout au long de l’année. Expositions qui s’étendent parfois dans la Salle des Dominicains située de l’autre côté de la rue.

7 - La Tour

Adossé aux remparts de la ville et face au Palais Cardinal, cette demeure du XVe siècle aurait été habitée par une famille noble.
La demeure comporte une tourelle ronde en encorbellement contre une tour carrée.
A remarquer, les fenêtres à meneaux et, à l’angle de l’immeuble, une très belle gargouille qui représente un griffon.

8 - Le logis de Malet

Demeure seigneuriale du XVe siècle, à quelques pas de l’église de la Collégiale, cette belle bâtisse en pierre doit son nom à la famille Malet de Roquefort qui y habitait au XVIIIe siècle.
Egalement appelée « Logis aux deux visages » car, du côté douves, la demeure est incorporée aux remparts de Saint-Emilion avec le chemin de ronde qui passe sous le toit et, de l’autre côté beaucoup plus récent, la demeure présente une jolie façade de pierre blanche ornée d’arcades en ogive qui s’ouvrent sur un agréable jardin.
Le musée archéologique de Saint-Emilion qui y était abrité est aujourd’hui fermé, mais le logis de Malet sert de salle d’expositions temporaires.

9 - L’Hospice de la Madeleine et le Musée de la Poterie

L’Hospice de la Madeleine
Installé dans une maison bourgeoise du XIVe siècle, l’Hospice (hôpital) de la Madeleine était un établissement charitable destiné à accueillir les malades, les blessés, les pauvres et les pèlerins. Dans le parc ombragé propice à la convalescence, une source d’eau claire assurait l’hygiène des malades.
L’établissement est resté en activité jusqu’au XIXe siècle, puis a servi lors de la Libération pour abriter une garnison américaine. Aujourd’hui, c’est une résidence privée qui présente une belle façade du XVIIe siècle. La porte de gauche (entrée actuelle du musée de la Poterie) servait pour les malades, et la porte de réception surmontée d’une jolie arcade donne sur un bel escalier qui desservait les étages.

Le Musée souterrain de la Poterie
Installé dans les anciennes carrières du XIIe siècle, celles où les pierres destinées à la Tour du Roy ont été extraites, le musée rassemble une collection exceptionnelle de poterie régionale, du gallo-romain à nos jours. Sont également présentées quelques œuvres d’artistes contemporains.
Coordonnées:
Hospices de la Madeleine
21, rue André Loiseau
33330 SAINT-EMILION
tél. 05 57 24 60 93
Plus d’information: www.saint-emilion-museepoterie.fr
Les communes de la Juridiction de Saint-Émilion
La Jurade de Saint-Émilion, confrérie des vins de Saint Emilion, est instaurée en juillet 1199 par le roi d’Angleterre Jean Sans Terre (fils d’Aliénor d’Aquitaine) lors de la signature de la Charte de la Falaise qui délègue des pouvoirs économiques, politiques et judiciaires, à des notables et des magistrats pour la gestion et l’administration générale de la cité.

communes de la juridiction de saint-émilionEn 1289, Édouard 1er, roi d’Angleterre, signe un acte qui élargit la superficie sous le contrôle de la Jurade et définit les nouvelles frontières de la Juridiction qui englobent alors Saint-Emilion (qui a donné son nom à la Juridiction), Saint-Martin-de-Mazerat (commune rattachée à Saint-Emilion en 1790), Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Hippolyte, Saint-Pey-d’Armens, Saint-Sulpice-de-Faleyrens, Vignonet et Saint-Etienne-de-Lisse. Les limites géographique sont , au nord la Barbanne (un affluent de l’Isle), au sud la Dordogne, à l’ouest Libourne, et à l’est Castillon-la-Bataille. Ces limites correspondent sensiblement à l’aire actuelle de l’A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée) « Saint-Émilion ».

Saint-Christophe-des-Bardes

• Église romane avec un magnifique portail du XIIe siècle (classée au titre des Monuments historiques) remaniée au XIVe siècle, le clocher actuel date de 1860.
• Le Château Laroque du XIIIe siècle, une des plus anciennes forteresses du Saint-Emilionnais, dont il ne subsiste qu’une tour à chemin de ronde et mâchicoulis du XVe siècle ; le château a été en grande partie reconstruit au XVIIIe siècle.
• Le Château Haut-Sarpe édifié au XIXe siècle à l’imitation du Grand Trianon de Versailles, sur des plans de Léo Drouyn, célèbre peintre et dessinateur girondin.
• Le vieux bourg de Saint-Christophe possède encore quelques maisons anciennes, tel l’ancien presbytère dont certaines parties datent du XVe siècle.

Saint-Étienne-de-Lisse

• Eglise romane du XIe siècle (classée au titre des Monuments historiques) ; des contreforts ont été ajoutés au XVIIe siècle pour soutenir le clocher ; une restauration complète a été réalisée en 1891. L’église abrite six stalles en bois sculpté provenant de la Collégiale de Saint-Emilion ainsi qu’une statue en bois polychrome du XVIIIe siècle représentant l’évêque saint Fort, particulièrement vénéré à Bordeaux.
• A la sortie du village vers Saint-Emilion, une chapelle dédiée à l’évêque saint Fort construite au XIIIe siècle, aujourd’hui en ruine.
• Le Château de Preyssac dominant la Dordogne, construit au XVe siècle, reconstruit au XVIe et remanié au XVIIIe siècle, lieu où fut probablement signée la capitulation des Anglais après la bataille de Castillon qui mit fin à la guerre de Cent Ans (1453).
• Le Château de Pey-Blanquet dont l’origine remonte au XVIe siècle.

Saint-Hippolyte

• Situé à flanc de coteau, Saint-Hippolyte propose un parcours touristique sur une route en lacets menant au plateau de Ferrand sur lequel se trouvent le Château Ferrand et l’église.
• Le Château Ferrand, des XVIe et XVIIIe siècles ;
• L’église dont le choeur date du XIVe siècle ; La nef possède une remarquable charpente apparente du XVIe siècle.
• Les grottes de Ferrand au lieu-dit « Las Combas », un ensemble remarquable de jardins agrémentés d’éléments pittoresques et surprenants hérités de la Renaissance. Creusées dans la falaise, une succession de petites salles de formes originales (ronde, cubique ou en fer à cheval) évoquent d’anciens lieux de culte d’où l’appellation parfois donnée de « Grottes des Druides ».

Saint-Laurent-des-Combes

• Eglise romane remaniée au XIXe siècle, se caractérise particulièrement par sa nef lambrissée et un bénitier à deux cuves du XVIe siècle. Magnifique panorama depuis le bord du plateau où se trouve l’église.
• Vestiges d’une villa gallo-romaine au bas du coteau. Des fouilles opérées en 1888 ont mis au jour un hypocauste, des débris de vases et de nombreux objets du Bas-Empire.

Saint-Pey-d’Armens

• Eglise romane du XIIe siècle (classée au titre des Monuments historiques) dotée d’un arc triomphal et de chapiteaux intéressants, la façade a été profondément remaniée en 1863. Dans la sacristie, un bas-relief en bois polychrome représente Saint-Pierre-aux-Liens.
• Dans le cimetière, l’imposant fût de pierre d’une croix du XVIe siècle (classée au titre des Monuments historiques) sur lequel sont sculptées les figures des apôtres.
• A la sortie du village, une stèle rappelle la fin tragique à cet endroit, de Pétion (maire de Paris) et Buzot, deux des Girondins proscrits qui se suicidèrent après s’être cachés à Saint-Emilion.

Saint-Sulpice-de-Faleyrens

• Eglise romane des XIe et XIIe siècles (classée au titre des Monuments historiques). Les bas-côtés nord et sud ont été construits au XIXe siècle et l’ancienne nef a été allongée également au XIXe siècle.
• Le menhir de Pierrefitte (classé au titre des Monuments historiques), le plus grand mégalithe du sud-ouest, bloc de calcaire en forme de spatule géante de plus de 30 tonnes et haut de 5,20 mètres.
• Le Château Lescours des XIVe et XVe siècles, protégé à l’est par des douves, servit d’asile à Henri de Navarre, futur roi de France, au duc d’Alençon et au duc d’Epernon en 1582 et 1583.
• Le manoir Castellot construit au XIVe où le futur Henri IV, surpris par un orage, aurait trouvé refuge en 1578.

Vignonet

• Eglise romane du XIIe siècle, remaniée, notamment le bas-côté qui est du XVIe siècle. Son porche pourvu de bancs de pierre abritait le marché du village. Située à l’écart du bourg actuel, l’église est en fait située à l’emplacement du vieux bourg de Vignonet, à la hauteur d’un gué où s’arrête le mascaret (vague remontant de l’océan). Avec le développement de l’activité commerciale liée au transport fluvial au XVIIIe siècle, le village s’est déplacé plus près du port situé en amont du gué, sur la boucle de la Dordogne.
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