L’histoire des vins de bordeaux


Le vignoble bordelais puise ses origines à l’ère de la conquête romaine. Alors que le vin est rarement importé au cours du Ier siècle, Crassus qui a conquis Burdigala (ancien nom de Bordeaux) en rapporte de Pompéi, d’Espagne et du pays narbonnais. Le vin reste cher et sa commercialisation ne bénéficie qu’aux romains. Mais lorsqu’un nouveau cépage du nom de biturica arrive dans la région, le destin viticole est tracé. Les vignes prospèrent déjà en 71 après JC.

Le domaine de la viticulture fait largement prospérer l’économie locale jusqu’au IVe siècle. Le vignoble s’étend sur un territoire plus vaste.
Les vins du Bordelais
Le savoir-faire ancestral des vins de bordeaux

S’en suivent alors cinq siècles marqués par les invasions et les perturbations. La viticulture en est bouleversée. Heureusement que le christianisme se propage rapidement, permettant de maintenir la production à flot. Il faut en effet du vin pour la cène, partie intégrante des cultes chrétiens. En parallèle, l’accroissement démographique occasionné le défrichage qui garantit la pérennité du vignoble.

Le règne de Henri II Plantagenêt (1154) marque un tournant décisif dans l’histoire du vignoble bordelais. Ses compatriotes anglais, alors seigneurs d’Aquitaine sont de fins amateurs des vins du terroir. Le Claret est leur boisson de prédilection. De leur côté, les hollandais consomment principalement du vin blanc. Quoique, les vins de Palus rouge rencontrent également beaucoup de succès. Les préférences de étrangers permet aux vin bordelais de se diversifier et de s’améliorer.

Une réelle course à la qualité démarre dans la région. Le vin se transforme en un sujet d’analyse, un domaine en constante professionnalisation. C’est ainsi que le système de classement des crus apparaît pour la fois en 1855.

Le XIXe siècle est considéré comme l’âge d’or du secteur viticole qui connaît une augmentation colossale de sa production. Le taux d’exportation est rapidement triplé. Néanmoins, le début des années 1870 se présente afin son lot de difficultés. Les vignes subissent les attaques de maladies et d’insectes, pour ne citer que le mildiou et le phylloxéra. Les prix sont inexorablement revus à la hausse alors que la production est considérablement réduite. Heureusement que les bordelais ne manquent pas de ressources. Ils ont recours à des traitements efficaces qui remettent la viticulture à flots. Il faut toutefois reconnaître que l’âge d’or appartient désormais au passé. De faux vins apparaissent même sur le marché de l’époque.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, les bordelais sont contraints d’arracher 10% du vignoble. La période de gel de 1956 bénéficie au merlot. Puis les chaleurs excessives de 1959 et 1961 compliquent la production globale. Les temps sont durs. Mais ces difficultés ont contribué à une métamorphose importante du célèbre vin de Bordeaux. Les techniques se sont améliorées, la qualité également.



Les différents cépages des vins de Bordeaux

Les vins bordelais sont élaborés à partir de six principaux cépages. Chacun possède un caractère qui lui est propre, conférant une identité particulière aux crus qui en résultent. Quelques cépages auxiliaires sont parfois utilisés en quantité infime. Ils ont pour fonction d’exacerber la typicité du vin.
Les cépages des vins Bordelais
Les cépages du Bordelais

Les vins rouges



Le merlot : souple et rond, ce cépage est actuellement le plus répandu en termes de viticulture bordelaise. Il est principalement cultivé sur des sols à la fois humides et frais. La robe est lumineuse. En bouche, le merlot révèle de puissants arômes de fruits rouges.

Le cabernet sauvignon : reconnaissable à sa robe d’un rouge aux nuances violacées, le cabernet sauvignon est né d’une maturité tardive. Il est cultivé sur un sol graveleux. Le nez est marqué par les fruits rouges et noirs. La bouche est persistante. Ses tanins vigoureux lui confèrent un excellent potentiel de vieillissement.

Le cabernet franc : caractérisé par des tanins élégants et une coloration moyenne, ce cépage est utilisé pour élaborer des vins fins, expressifs et frais. La framboise et la violette apportent du caractère aux vins.
Le malbec, le petit verdot et le carménère sont les cépages auxiliaires utilisés dans l’élaboration des vins rouges.

Les vins blancs



Le sémillon : cépage par excellence des vins doux et liquoreux, il arbore un profil gras et rond. Le sémillon révèle des arômes gourmands de miel mais également d’abricot.
Le sauvignon blanc : référence des blancs secs bordelais, ce cépage assure un équilibre parfait entre l’acidité, la fraîcheur des arômes et la minéralité.
La muscadelle : généralement utilisée à titre de cépage complémentaire dans la fabrication des blancs doux ou sec. L’acidité est très faible. Rond et puissant, c’est un cépage fragile qui assure l’élaboration de vins aux arômes expressifs.
Le colombard, le merlot blanc, l’ugni blanc et le sauvignon gris sont parfois utilisés en cépages minoritaires afin de conférer plus de caractères aux vins blancs de Bordeaux.


Vins de Bordeaux : les crus classés



Les vins de Bordeaux font l’objet de 5 classements distincts.
Les Grands Crus Classés en 1855 font référence à 60 vins rouges du Médoc, 27 vins blancs de Sauternes et Barsac, 1 rouge de Graves. Parmi les vins rouges classés Premiers Crus, on retrouve le Château Haut-Brion AOC Pessac-Léognan, le Château Lafite-Rothschild AOC Pauillac et le Château Mouton Rothschild AOC Pauillac. Le Château d’Yquem, AOC Sauternes est l’unique blanc classé Premier Cru Supérieur. Les Château Climens AOC Barsac, Château Rieussec AOC Sauternes, Château Lafaurie-Peyraguey AOC Sauternes et Château Coutet AOC Barsac font partie des blancs classés Premiers Crus.
Les crus classés Bordelais
Les crus classés depuis 1855
Le classement des Graves a été élaboré suite à une requête du Syndicat de défense de l’appellation des Graves. Il totalise 16 crus de l’AOC Pessac-Léognan. Le Château Haut-Brion bénéficie d’un double classement puisqu’il s’agit d’un Grand Cru Classé en 1855 figurant également dans le classement de Graves. Le Château Haut-Bailly (rouge) et le Château Bouscaut (rouge et blanc) sont des exemples de vins figurant au classement des Graves.
Le classement de Saint-Emilion a été établi pour la première fois en 1954. Quelques modifications ont été apportées par la suite. Le dernier classement qui date de 2012 regroupe 64 Grands Crus classés (Château l’Arrosée et Château le Chatelet, entre autres) de même que 18 Premiers Grands Crus classés (Château Canon, La Mondotte, Clos Fourtet et Château Angélus, notamment).
Le classement des crus bourgeois du Médoc se fonde sur les qualités des vins rouges. Il évolue chaque année et une nouvelle liste est officiellement publiée chaque mois de septembre. Environ 250 domaines en font partie.
Le classement des crus artisans du Médoc fait référence à un classement basé que les valeurs et les qualités des vins produits élaborés dans les petites propriétés viticoles. 44 propriétés sont en lice pour être classés. La liste est révisée tous les 10 ans.



Du bon vin pour accompagner de succulents mets



Il est tout simplement évident que les vins de Bordeaux savent satisfaire toutes les exigences. En outre, ils s’accordent à la perfection à de nombreuses préparations aussi gourmandes que raffinées.
A mon avis, la dégustation d’un plat commence bien avant la première bouchée. Je me plais donc à peaufiner la présentation. Le choix des ustensiles est la première étape de chaque aventure gourmande. Il faut par exemple des couteaux aux lames bien acérées pour réaliser des découpes précises et fines. Des ustensiles de cuisson avec un fond anti-adhésif permet de préserver les saveurs. J’aime également me servir des moules et emporte-pièces originaux. Ils m’offrent l’opportunité de bien travailler le visuel sans forcément déployer des talents d’artiste. Chaque détail compte réellement, d’où l’intérêt d’investir dans du matériel de qualité  https://www.kitchen.fr. Un plat raté ne peut en effet s’harmoniser avec un cru de premier choix.
Le bon choix des ustensiles de cuisine
Des ustensiles de cuisine de qualité, autour d’un bon vin
La charcuterie se marie à la perfection avec un rouge servi très légèrement frais. Les salades composées s’accordent avec les blancs secs aux arômes fruités. Si vous prévoyez des tartes et des cakes au menu, je recommande du vin de Bordeaux rosé. Un clairet serait parfait.
Il ne faut jamais prendre le risque de “regretter” un cru. Dans le cas où vous prévoyez des vins différents, ils se servent toujours par qualité croissante. Un troisième cru se sirote ainsi avant un second puis un premier cru. Les crus artisans passent avant les Grands Crus classés en 1855. Vous avez sûrement compris le principe. L’idée est de perpétuer le plaisir des papilles et d’éviter de décevoir vos convives (ou vous-même).